Debout : seule.






Il faudra qu'on me ré-explique pourquoi certaines personnes ne jugent pas important de s'excuser après avoir fait du tort à une personne. Il me semble que ça prend une poignée de secondes et que c'est la moindre des choses. Et bien non; certaines personnes trouvent le moyen de faire comme si de rien n'était. Comme s'il ne s'était rien passé. C'est tellement douloureux d'un côté et de l'autre c'est oublié. Est-ce que ces personnes se portent réellement bien ? Je me sentirais lourde, moi.

Demander pardon nécessite de l'humilité mais à ce que je vois, certaines personnes ont un égo tellement surdimensionné qu'il les empêche même de faire vibrer leurs lèvres, le temps, au moins, de quelques mots : Je. suis. désolé(e). 

Pourtant c'est vrai, demander pardon n'efface pas tout. Mais ça apaise. Réellement, sincèrement. Et je pense que ça apaise des deux côtés. J'ai essayé de le faire toute seule. Ça a marché, un mois. Et puis, je ne sais pas, peut-être ne suis-je pas assez bonne, mais j'ai eu comme une sensation étrange ces derniers temps, et je me suis mise à détester avec une force si folle qu'elle en était absurde.

L'indifférence fait naître des peurs, des doutes, de la tristesse, mais lorsqu'elle génère de la haine, et rien d'autre que de la haine, alors elle est totalement malsaine. J'ai toujours eu peur de prononcer ces mots un jour, parce qu'en arriver à ce point résultait, selon moi, d'un long moment de souffrance mais : Je crois bien que je suis en train de te détester.
"Detester"...Pourquoi ? Parce que j'en arrive à oublier les bons moments et à juste vivre de rancoeur.
Je pensais que j'avais un coeur suffisament grand pour accepter la maladresse mais j'ai du mal avec le manque de respect. J'ai pardonné, très souvent, j'ai pris sur moi. Qu'on ne s'excuse pas alors qu'il n'y a plus que ça à faire, et qu'on continue à vivre sa vie sans se soucier des gens qu'on a, un jour,  ne serait-ce qu'une seconde, aimé, qu'on ait le culot de repointer le bout de son nez lorsque la tempête est passée, ça, c'est difficilement pardonnable.
Je sens que je vais devoir vivre avec. Mais, avec une certitude assez vaniteuse, je sens que cette force que j'ai ne fait que me rendre meilleure.

Mon concours pour Lyon approche et j'ai décidé de jouer mon programme entier à Juliette. Nous nous connaissons depuis la cinquième et je me suis rendue compte que depuis que je faisais de la photo, je n'avais jamais eu de jolies photos d'elle (alors que je passe quasiment tout mon temps libre avec elle).
Pourtant, Juliette, c'est vraiment une grosse partie de moi, dans le sens où je pense que nous nous devons mutuellement. En tout cas, moi, j'ai beaucoup appris d'elle, et je pense que c'est la seule personne qui arrive réellement à recadrer la personne insupportable que je suis. Parfois c'est moi la grande soeur, parfois c'est elle. Et avec tout l'amour et le respect que je lui porte, des photos d'elle étaient, selon moi, forcément réussies.

J'ai tenté des muffinocakes, une de mes bizzareries, je crois. Je n'avais pas de caissettes pour faire des cupcakes, mais j'avais envie de faire une ganache montée...Cependant, je déteste la texture des cupcakes. En fait, j'ai un peu bidouillé une recette avec ce que j'avais dans mon frigo... De la poudre d'amandes, des fraises  et du chocolat blanc. Si vous voulez, voici la recette du muffinocake fraise/amandes et glacage au chocolat blanc.

MUFFINOCAKE
- 200g de farine
- 60g de sucre 

- 80g poudre amandes
- 1 oeuf

- 1/2 sachet de levure
- 8cl d'huile
- 10cl de lait
- 20cl de crème liquide

- Fraises (à volonté, pour moi c'était 300g à peine)



GANACHE MONTÉE

- 10cl crème liquide
- 200g chocolat blanc

J'ai réellement la flemme d'expliquer ça bien (surtout que la moitié des lecteurs a du sauter ce passage), mais il faut commencer par le glaçage : Faire fondre le chocolat et la creme, laisser refroidir puis réserver au frais (je le mets au congélateur une fois tiède quand je suis pressée, mais en vrai c'est mieux de la faire la veille).

 Ensuite, pour la base, il faut juste tout mélanger, c'est un peu stupide mais ça marche. Rajouter les fraises coupées en petits morceaux à la fin. Remplir les moules à 3/4. Enfourner à 180° pendant 25 minutes.


Quand le muffinocake est un peu doré, le sortir, et le laisser refroidir.  On prend ensuite la préparation au chocolat, et on la bat au fouet électrique pendant trois minutes. Normalement, vous devez avoir une texture très aérienne. Garnir une poche à douille (ou un sac de congélation) et décorer le muffinocake. Reserver au frais au moins 30 minutes : c'est prêt !

C'était une expérimentation et je n'aime pas du tout la fraise dans les gâteaux...Mais je l'avais promis ! C'est la récompense de 20 minutes de flûte dans les oreilles. Au final, ça passait extrêmement bien, Juliette a adoré. Je pense que le secret c'est de l'accompagner d'une bonne tasse de thé au jasmin fumant...Délicieux !













- Tu sais, il n'y a rien de pire que la fierté dans une relation humaine.

- J'imagine.
- Sérieusement : tous les actes engendrés par des élans de fierté sont purement et simplement égoistes.
- Mais dans ce cas-là, être égoiste ce n'est pas forcément un défaut ?
- Pas forcément, non. Mais, ce n'est jamais très bon.
- Ça dépend de quel côté tu te places, j'imagine.
- Du bon : Celui qui défend les sentiments des deux côtés d'une situation. Celui qui fait attention à la tristesse de l'un, mais aussi à la détresse de l'autre. Celui qui pèse le pour et le contre.
- Tu me fais rire.
- Pourquoi ?
- Tu parles avec beaucoup de fierté."





GUÉRIR


Guérir prend du temps et fait mal. Mais maintenant voilà où j'en suis ; ce n'est plus ton nom qui gronde dans ma tête. 

J'ai beaucoup souffert pour arriver là où j'en suis, pour supporter certaines douleurs et pour mettre de côté ma rancoeur. J'ai travaillé sur moi-même, quelques mois, j'ai pleuré, j'ai crié, j'ai dormi, j'ai ri, je me suis remise en question, je les ai détestés, j'ai changé, j'ai tenté, j'ai fait des efforts et puis voilà où nous en sommes. Je suis fière de ce que je suis devenue et en ce que je crois. 
la la la 

*

Je suis heureuse et je ne vois que des gens que j'aime. Mes projets sont toujours en cours, ça sortira très vite. Je me sens mieux dans la photo, je me retrouve et j'ai l'impression de grandir. Je crois que c'est un peu ça. Guérir & Grandir. 

Je ne fais que manger et dépenser des sous. Je travaille, je fais de la musique, et j'écris beaucoup. 

lalala

La vie est belle.











Model  Lia Catreux
MUAH  Sandra Reigner
Photographe Moi-même