Always shine

Il y a un moins d'un an j'étais juste de la lumière. J'avais un sourire accroché aux lèvres comme une maladie qui se transmettait de visage en visage. L'idée même de la tristesse me faisait peur. Comme si, au final, nous n'avions pas besoin d'être tristes. Comme si j'avais peur que la tristesse m'envahisse un jour et que je perde toute cette lumière qui me caractérisait et qui faisait de moi ce que j'étais réellement. Ce matin, lorsque je me suis réveillée dans ma chambre froide et mal éclairée, les larmes coulaient sur mes joues. J'ai réalisé à quel point je ne me sentais pas bien. À quel point je me détestais, et que je ne voyais en moi que la cause de mon chagrin. Je ne voyais en moi qu'un être maladroit, pas vraiment sombre mais maladroit, bête et irréfléchi. Je ne savais plus ce que je faisais de bien, est-ce que j'avais déjà fait quelque chose de bien ? Ce matin, je me suis réveillée et je me suis rendue compte que je n'arrivais plus à être cette lumière qui me plaisait tant. J'avais beau sortir, rire, danser, sourire, chanter, voir des gens; il arrive qu'au bout d'un moment, faire abstraction de ses problèmes  ne marche plus. Il faut alors les affronter. Et seule, de surcroît. Et j'ai toujours craint la solitude. Alors, j'ai appelé à l'aide. Plusieurs fois, réellement. Mais rien n'y fait. C'est à moi de décider si oui ou non je veux briller comme avant. 

Je ne comprends pas vraiment ce que je vis, je sais que je n'ai jamais vécu quelque chose d'aussi douloureux et insupportable, mais plus le temps passe, et plus je me dis vraiment que je refuse d'être aussi laide. J'aimerais bien être toute ma vie une étoile qui ne cesse jamais de briller.


























Debout


Parfois nous nous sentons seuls,
   Mais la solitude n'est pas toujours mauvaise. 



Je pense, avec une certitude qui parfois dépasse un peu la raison, que nous sommes tous et toutes maîtres de notre humeur. Cette phrase, lorsque je la prononce, a toujours le même effet sur les gens : l'incompréhension. Souvent, on me sort même les cas les plus extrêmes pour me montrer que j'ai tort. Pourtant rien ne m'arrête.
Je crois sincèrement qu'on peut décider si oui ou non un évènement, dont la cause principale n'est pas nous, doit nous laisser sombrer. Lorsque quelque chose arrive, peu importe l'intensité ou même le "degré de gravité" de cette chose (expression entre guillemets, car elle m'énerve un peu à dire vrai, et elle n'est jamais vraiment prononcée par moi-même), nous sommes les seuls à décider si oui ou non nous allons, pouvons et devons nous relever. Le temps est une précieuse aide. Notre entourage l'est aussi. Nos passions, aussi. Mais c'est nous qui nous lèverons un jour, un matin, et qui devrons accepter cette force qui sommeille quelque part en nous, cette force que nos amis, notre famille, nos passions ont réveillée.

Je ne crois pas aux gens qui se disent faibles. On ne naît pas faible. On naît tous pareils. On a tous des éducations différentes. Des modes de vies différents. Cependant, lorsqu'on grandit, on peut décider de devenir la personne qu'on veut être. On le peut. Il y aura sûrement toujours un fossé plus ou moins grand sur ce qu'on pense être et sur ce qu'on est vraiment, mais on le peut. 


Notre chance, qui n'est pas donnée à tout le monde, est que nous naissons avec la possibilité de choisir beaucoup de choses. Nous naissons avec la possibilité d'éviter certaines souffrances, certaines douleurs que d'autres subissent. Alors pourquoi ne pas décider d'avoir le choix de contrôler notre façon de vivre certaines choses ?

Je n'ai sincèrement jamais demandé de vivre ce que je vis. Je ne le souhaite à personne, non plus. J'ai le sentiment si dérangeant de n'avoir rien fait. De subir des décisions que des personnes perdues, mais dans un paradoxe assez déconcertant trop sûres d'elles, immatures, trop fières et trop tristes en même temps. Et sûrement suis-je trop bonne ou au contraire trop égoiste, mais la seule chose que je recherche actuellement est une paix intérieure. Cette paix intérieure, je la trouve dans les relations que j'ai avec les gens.

Je déteste ne plus devoir parler à quelqu'un que j'apprécie énormément. Encore pire, je déteste parler dans le vide et sentir que, pour une raison inconnue mais qui souvent démasque une certaine saturation, cette personne est totalement différente de la personne que j'avais rencontré il y a cinq mois, il y a neuf ans, il y a dix-huit ans. Alors, j'ai deux manières de vivre ce mal-être. Soit je montre de l'attachement très maladroitement, soit je montre de l'indifférence totale. Et puis, je me retourne quand j'ai agi (souvent mal agi) et je me dis : "Mais, qu'est-ce que je suis en train de faire ? Je suis si stupide. Si j'étais à sa place, comment aurais-je réagi ?"

"Laisse-le temps agir." Je veux et je souhaite de tout mon coeur que tout rentre dans l'ordre. Mais il y a des moments où tout cela est bien trop douloureux. Où laisser couler de l'eau est la dernière des choses dont on a besoin. Je ne sais pas si j'ai besoin de silence. Non, en fait je suis convaincue que je n'ai pas besoin de silence, et que ce silence, quel qu’en soit sa source, me détruit.

Mais dans cette notion de partage et de relation nous ne sommes pas seuls à décider de ce qui est bon pour nous, malheureusement. Dans ce cas-là, que faire ? Accepter.

J'aimerais avoir le plus de détachement possible sur ce que je vis. Et je veux me donner les moyens pour. C'est possible. C'est entre mes mains. Nous ne pouvons pas décider si quelque chose nous affecte ou non. Mais nous pouvons décider de vivre le temps, soit de le subir, dans le mal-être, soit de l'accepter. Deux termes qui semblent si différents mais qui relèvent cette même notion de volonté et de contrôle de soi.




News février/mars 14







Je profite des quelques minutes que j'ai pour faire un petit point sur ce qui est passé & les évènements à venir.

- J'ai réalisé le lookbook de la collection printemps/été d'Andy & Lucy avec la sublime Alexia, je ne sais pas trop quand ça sortira, en tout cas c'était une trop chouette expérience.

- Avec mes concours en plein milieu des vacances, je n'aurais plus le temps de shooter avant...C'est un peu frustrant, mais c'est comme ça.

- Je démarre très sérieusement les commandes photos, à partir du 20 février. J'en ai fait quelques unes et ça marchait très bien, donc pourquoi pas ? N'hésitez pas à me contacter par MP.

- Et enfin, je suis sur un énorme projet qui va mêler écriture, photographie, musique et peut-être vidéo si les moyens nous le permettent ! Ça sera quelque chose de très personnel...Et une collaboration avec une personne en or...Je ne vous en dit pas plus ! Cela paraîtra sûrement dans quelques mois, par contre. Mais c'est pour moi une des choses les plus inspirantes que j'ai pu faire depuis longtemps, et j'espère que cela vous plaira !

En tout cas, vous êtes de plus en plus nombreux à venir sur ma page, c'est si chouette, nous sommes plus de cinq cents et je trouve ça déjà énorme que tout ce monde s'intéresse à mon art. Aussi, je reçois de plus en plus de messages plus adorables les uns que les autres de personnes qui sont touchées par ce que j'écris, et ça me met presque les larmes aux yeux. Je vis une période troublée et j'ai l'impression qu'à nouveau, les gens voient toutes ces facettes de moi. En tout cas, merci, merci merci.

En revanche, j'ai vu quelques personnes qui tentaient de "suivre" mon compte personnel...Ça ne sert strictement à rien ! Tout ce qu'il se passe en photo reste sur ma page ou ce blog.

N'hésitez pas à :

- Partager ma page facebook (<3)
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-  Me laissez des commentaires sur mes textes/photos
- M'envoyer des photos si vous voulez shooter avec moi et si vous pensez que vous avez une tête qui peut rentrer dans mon univers
- M'envoyer des messages même si vous n'avez rien à me dire
- En parler autour de vous !

Beaucoup d'amour, chers cinq cents petits oiseaux en papier.


Rama

nous vivons jeunes



Aujourd'hui, j'ai passé un après-midi "entre filles", à faire des photos pour la marque Andy & Lucy. Cette séance était assez libératrice. Je rêvais de prendre en photo Alexia, qui est pour moi si inspirante. Mon amie d'enfance, Emma, nous a ouvert ses portes si gentiment et si adorablement. Nous y avons bu du thé, mangé, ri, dansé.
Je suis amoureuse de la vie lorsqu'elle nous fait rencontrer des gens si bons, si gentils, si précieux et si vrais. Voici quelques photos du backstage.













" Je sais, je sais : il n'y a rien de plus douloureux que de remettre ses sentiments forts et profonds entre les mains d'une chose aussi fuyante et incontrôlable qu'est le temps." C'est ce que je lui susurrais au creux de l'oreille.