Récemment je suis allée à Lyon pour quatre jours. Lyon
est réellement une ville que j’apprécie. Les gens sont souriants là-bas, pire
parfois : ils sont polis. La Saône est plus inspirante que la Seine et l’architecture
autour me plaît réellement. C’est une ville étudiante, quoi, une ville de
jeunes, une ville dynamique. Il y a du soleil à chaque fois que j’y vais. J’ai
pris le train seule et cette légère sensation de liberté me rendait follement
heureuse. Arrivée à destination, mon oncle m’attendait.
C’est très réconfortant de savoir que quoi qu’il arrive, il y aura toujours
quelqu’un dans notre entourage pour nous donner de l’amour. Ma famille m’en
donne énormément, tous les jours, et c’est tellement agréable de les voir. Nous
sommes soudés, qu’il pleuve ou qu’il vente. Nous nous aimons tous profondément.
Je n’ai pas fait beaucoup de photos quand j’y étais, j’ai
juste vu Lucie (que vous verrez très vite), et le lendemain Charlotte, que je
connais depuis mes douze ans. C’était une chouette journée avec elle, il
faisait plutôt beau. On appellera cette journée « journée de la nourriture »
car on a fait que manger. On s’est d’abord posées pour déguster un steak
(burger, pour moi, ne me rappelez pas que je suis censée faire un régime, par
pitié) et des frites, puis on a dégusté des glaces de chez Nardone. La dernière
fois qu’on s’était vues on avait fait la même chose. Ce coup-ci, pour moi, c’était
framboise/chocolat blanc noisettes. Pour elle, plein de goûts « trop bons
mais qui se mélangent pas », cassis, mûre et caramel, je crois. Pendant qu’on
se posait dans le vieux Lyon pour déguster nos délices, un homme s’est approché
de moi, et m’a dit : « Vous êtes formidables, mademoiselle. Vous êtes
très, très belle ». Charlotte pourra confirmer la laideur de mes habits à
ce moment-là et ma mine fatiguée, mais les gens ne se rendent pas comptent à
quel point dire une simple phrase, aussi banale qu’elle soit, peut changer l’humeur
d’une fille terriblement complexée et peu confiante. C’était gentil de sa part.
On a mangé nos glaces, donc, et puis elle m’a dit : « Je connais un
super salon de thé, c’est pas très loin, ils font une formule goûter et un
super cheesecake ! » Je lui ai dit d’un air décidé « On y va »,
et visiblement sur le moment elle ne me croyait pas, mais quand on parle de thé
et de cheesecake…
On a donc marché, j’ai pris des photos
et en chemin on a croisé un groupe de musiciens. Ils m’ont demandé de les
prendre en photo. On a discuté avec eux, et ils nous ont dit qu’ils étaient
Péruviens. Au fil de la conversation, j’ai demandé s’ils étaient tous
péruviens, et un d’eux m’a dit : « …non, c’était une blague, on est
chiliens en fait ». Je ne sais pas trop ce que les chiliens ont avec ce
genre de vannes mais ce n’est pas la première qu’on me l’a fait et c’est juste…très
déroutant ? Mais j’ai ri. Quand nous sommes parties, celui qui m’avait
fait la blague nous a dit « Au revoir, les filles, vous êtes vraiment très
belles ! » il faut croire que les gens sont très très très polis.
Enfin arrivées au salon de thé. Il était tenu par trois
hommes, deux jeunes et un plus vieux, tous absolument magnifiques. Il y avait
de la bonne musique, une décoration superbe et l’ambiance qui se créait me
donnait juste envie de rester des heures et des heures là-bas. Charlotte a
encore opté pour des fruits rouges, dans son thé cette fois-ci, et moi un thé « mélange
mystérieux » : fleurs de mauve, pétales d’hélianthe, huile
essentielle d’orange sanguine, pêche, fraise et cerise le tout dans un mélange
de thé de Chine et de Ceylan. Je pense que je suis un peu droguée au thé. Dans
mon futur chez-moi, il y en aura partout. Des gateaux aussi, faits maison, et
des arbres. Et du bois, et du verre. Le salon de thé, il était un peu comme ça.
J’ai remercié mille fois Charlotte de m’avoir emmenée ici, et je l’ai
accompagnée à son lieu de travail. Puis je suis rentrée sous la
pluie.
Ma mère est revenue me chercher pour pouvoir aussi saluer
mon oncle et le lendemain, nous sommes reparties en voiture sur Paris. Il
faisait tantôt soleil, tantôt pluie. Et puis, parfois, par-dessus le bruit de
la radio, un arc-en-ciel irisait tendrement les champs de colza.

















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