D'amour & de cheesecake


Oh, tendres moments. Il est si bon d’être proches des gens. J’ai invité une dizaine d’amies d’un peu partout aujourd’hui : voilà comment on fête Noël, on se fait du bon thé, on discute et on se régale de pâtisseries. J’ai passé les trois derniers jours à penser à cette journée où enfin je pourrai être moi-même, entourée de personnes qui n’ont qu’une envie : sourire. Ça réchauffe tellement le coeur, on se sent en vie. Je me sens bénie d’avoir autant de gens près de moi, autant de gentillesse et de bienveillance, et je ne pourrais pas exprimer clairement combien j’ai été heureuse d’être entourée de personnes si belles et douces.


Souvent j’ai des moments d’absence et je m’égare totalement. Souvent, j’ai des temps où je me sens profondément triste. Comme si quelque chose en moi voulait sortir, violemment, me suppliant. Je me sens tellement ridicule de ressentir ce que je ressens. D’estimer autant les gens, d’estimer autant les histoires. Et, lorsqu’un nom revient quand il ne faut pas, tout retombe comme une sorte de poids qu’on ne peut plus supporter. 


Je n’en peux plus d’entendre son nom, savoir qu’il va bien, savoir qu’il est en vie et qu’il ne se préoccupe pas de savoir comment moi je vais. Une seconde après, je ne veux plus du tout y penser. Mais parfois, je me demande comment il va. Parfois, seulement. Je suis loin de ressentir encore tout l’amour que je lui portais et tout l’estime que j’avais pour lui, pourtant, parfois, je pense à lui, et je me dis « est-ce qu’il lui arrive de penser à moi ? »

Je déteste rayer les gens de ma vie. Je n’ai jamais rayé personne. Et je me sens ridicule, avec ce sentiment que personne au monde ne peut me comprendre, car pour moi, même sans amour, même avec beaucoup de reproches, je n’oublie jamais les gens. Et pour moi, disparaître sans revenir, c’est effacer toute trace prouvant qu’un jour, une heure, un instant : Il y a eu quelque chose. Une étreinte. Un coeur qui bat.

Et puis je redeviens normale. Ces moments-là durent rarement plus d’une trentaine de minutes, parce que maintenant, tout cela est si insignifiant. Je me remets à avoir de l’estime et du respect pour moi-même. Peut-être que je « vaux » quelque chose, finalement. Peut-être que je « mérite » quelque chose. Peut-être qu’un jour, quelqu’un m’aimera réellement, d’un sentiment sûr et sincère. Oui, et puis sûrement que les choses devaient se passer ainsi. Je me sens tellement heureuse pour lui, et, désormais, tellement heureuse pour moi. Pourtant, quand j’y pense de temps en temps, quand je suis dans mon lit et que par mégarde mes pensées tendent à se tourner vers toi, je me sens réellement désolée d’avoir existé dans ta vie. J’aurais préféré ne rien vivre, ne rien vivre du tout, plutôt que ça. 


Je suis jeune et j’ai beaucoup de rêves. Parfois difficilement réalisables. Mais quand j’y pense, j’ai le sourire aux lèvres. Mais j’avoue que parfois, j’aimerais qu’on m’aime autant que moi j’aime les gens. Je suis jeune, très jeune, et je trouve encore mon refuge dans les bras des autres, j’aimerais qu’on m’aide à essuyer mes larmes sans jugement, sans rien dire, juste promettre que ça va aller, que ça va passer, comme on le ferait à un enfant qui pleurerait après être tombé de son vélo. Une étreinte chaude et sincère, oui voilà, plus tard plus tard les problèmes, demain, demain on sera grands. 

Parfois, c’est dur de remettre ses rêves au temps. Je suis forte, oui. Pas tout le temps. Est-ce que vous me comprenez ? Est-ce que c’est normal ? Je rêve trop, et mes rêves d’amour souvent se perdent. Je suis une fille tellement niaise, et j’aurais aimé qu’on m’aime. J’aurais aimé qu’on me trouve gentille, jolie, drôle, intelligente, sensée. Je rêve qu’on me considère, et qu’on me regarde comme quand je regarde le soleil se coucher. « J’aime ce que tu représentes. »

Mon amour pour l’être humain vient essentiellement du fait qu’au fil du temps, j’ai découvert des défauts, des choses qui nous échappaient totalement, dans des situations qui elles aussi nous échappaient totalement. On se découvre des failles. On en a peur. Ou on les appréhende. Et souvent, on avance. 

J’aime aussi tellement ce que je fais. J’adore le soir me retrouver avec une guitare et puis chanter, toute seule. Rêver qu’un jour, je monte mon propre groupe, avec des gens tous aussi passionnés que moi. J’adore prendre mon appareil photo et créer, voir défiler des couleurs, des émotions, des humeurs, des défauts, de la vie dans mon petit capteur. J’aime prendre ma tasse de thé et écrire des heures durant, le soir, et puis me dire que peut-être ça touchera quelqu’un, peut-être même que ça l’aidera un peu à se sentir mieux comme moi ça m’aide. 

Je veux voyager. Je veux partir. J’en ai besoin. Rencontrer de nouvelles personnes, voir de nouvelles choses. De nouveaux paysages, de nouveaux sentiments. Porter mes priorités sur autre chose, par exemple sur la peur d’être confrontée à des problèmes d’adultes. 

Tous ces rêves, toutes petites choses qui sont singulièrement insignifiantes mais qui ensemble forment un jardin d’espoir, me font vivre, me rendent simplement et entièrement heureuse. Je suis tellement reconnaissante de ce que les gens m’offrent. Leur temps, leur amour. Je suis tellement reconnaissante de la lumière du soleil qui se lève, qui parfume chaque espace de mon champ de vision, chaque fleur, chaque trottoir, chaque passant, chaque arbre aux feuilles arrachées, chaque plis de ma jupe qui effleure tendrement mes pieds, chacun des pores de ma peau, et mes yeux, mes yeux qui s’éveillent au monde et à sa beauté. 

L’amour est partout. Pas seulement dans une personne. Mais dans chaque petite chose qui composent ce monde. Encore faut-il ouvrir les yeux, et décider de se dire : « Tout ira mieux ». Oh, les larmes qui brûlaient jadis les joues et qui maintenant sèchent si rapidement, heureusement. 


Soyez l’amour. Vivez l’amour. Ressentez cela car c’est la chose la plus importante sur Terre. Et surtout, rêvez. N’arrêtez jamais de rêver. Efforcez-vous de placer un rêve dans chaque recoin de votre vie où il lui est possible de grandir. N’oubliez jamais que ce n’est fini que lorsqu’on abandonne. 



Voici quelques photos essentiellement de recettes que j’ai pu faire, est-ce que ça vous donne des idées pour Noël ? Si ça vous intéresse, je peux éventuellement fournir les recettes. Cheesecake, cupcakes, macarons, sablés aux épices… Un régal ! 


Soyez forts. Soyez forts. Vous n’êtes jamais seuls. Quelque part, quelqu’un vous aime. Peut-être même est-ce vous.


















2 commentaires:

  1. J'aime beaucoup ton blog. Tes photos sont belles, pures, détachées et très matures. Je t'ais découverte en voyant le portrait que tu as fait d'un autre photographe. Je l'ai trouvé très beau, fragile, un peu comme un petit objet de porcelaine. Alors, je suis venu sur ton site. C'est un plaisir. Continue.



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    1. Merci infiniment Alix, je viens juste de découvrir ce petit message et il colore ma journée toute entière. Plein de bisous xxx

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